UD CGT des Hauts-de-Seine (92)

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Sur la place et le rôle des retraités dans la CGT – USR 92

Les retraités : un enjeu dans le rapport de forces aujourd’hui et pour l’avenir du syndicalisme

Le 50ème Congrès, dans une des résolutions adoptées a mandaté la direction confédérale pour soumettre à l’ensemble des syndicats les modifications statutaires concernant le taux de cotisation et les règles de représentation des syndiqués retraités.

Une commission est mise en place, avec des dirigeants de fédérations, d’UD, de l’UCR et de la direction confédérale.

Mais le congrès invitait également l’ensemble des syndicats et les sections de retraités à s’impliquer dans la réflexion collective.

Et Philippe Lattaud de dire « ce débat ne peut-il pas être l’occasion de mettre un projecteur sur l’enjeu de la syndicalisation des retraités et sur l’action syndicale des retraités ? »

A la veille de la journée nationale d’action unitaire des retraités du 3 juin 2014, il n’est pas inutile dans la préparation du congrès de l’UD que tous ensemble, nous nous posions les bonnes questions, sur le poids politique, social des retraités dans la société, sur la place et le rôle des retraités dans la CGT, sur nos responsabilités syndicales.

Défendre les intérêts immédiats et à plus longs termes des salariés et de la population, travailler à l’émergence d’une société où toutes les générations trouvent leur place, s’épaulent et s’épanouissent est l’objectif de toute la CGT.

Lorsque l’espérance de vie était de quelques années après la fin du travail salarié, il pouvait paraître suffisant de concevoir la syndicalisation des retraités comme le prolongement de leur engagement dans le syndicat des actifs.

Aujourd’hui, comme le souligne le document d’orientation, « L’évolution démographique fait que les retraités sont de plus en plus nombreux dans la société. »

Actuellement 5 générations se côtoient, les plus de 60 ans représentent 23,8 % de la population, ils atteindront 30 % dans 2 décennies, cela n’est pas sans poser de problématiques nouvelles.

La question de leur place dans l’économie, la reconnaissance de leur rôle dans la société conditionne et va conditionner de plus en plus notre bataille des idées et revendicative, cela interroge le mouvement syndical sur son champ d’intervention.

Il nous faut avoir une autre conception du syndicalisme retraité.

Les besoins et les revendications des retraités sont divers au regard de leur âge, de leurs ressources et de l’espérance de vie.

Nous ne pouvons donc ignorer les besoins de près d’un tiers de la population…

De nombreux domaines liés aux retraités et aux personnes âgées sont créateurs d’emplois et de richesses, ils doivent être investis et repensés pour permettre le « bien vivre ensemble » – Le Droit et l’accès à la santé, le droit à l’autonomie, l’urbanisme, l’habitat, les lieux de vie, les transports, l’accès aux loisirs, à la culture, aux vacances…

Un vaste champ revendicatif pour lequel il faut un syndicalisme retraité CGT fort et en capacité de porter les revendications spécifiques de cette population et pour cela l’organiser, tout en maintenant les solidarités intergénérationnelles indispensables à la cohésion sociale entre population active et retraitée.

Lors des précédents congrès de l’UD, la question du syndicalisme retraité a été abordée. Mais avons-nous suffisamment progressé dans nos différentes structures sur sa reconnaissance, sur sa prise en compte dans l’activité du syndicat, de l’UL, de l’UD.
Par exemple, combien de sections de retraités ont été créées dans les syndicats ? Combien de syndicats ont informé les futurs retraités des stages de formation mis à leur disposition par l’UD et l’USR ?

1285 syndiqués retraités pour une population de 250.000 retraités dans le département. Des perspectives de syndicalisation !
Quelles réflexions avons-nous dans le cadre du renforcement ?

Il est essentiel de redoubler d’efforts non seulement sur la continuité syndicale en lien avec les actifs mais aussi sur l’adhésion des retraités qui n’ont pas été syndiqués dans la vie active ou ne le sont plus.

La question de la continuité syndicale lors du passage de salarié actif à celle de retraité, reste aujourd’hui cruciale pour deux raisons essentielles:
Un flux toujours très important de départs en retraite et l’allongement du temps de vie.

Aujourd’hui, seulement 3 sur 10 syndiqués le restent quand ils partent à la retraite. C’est un handicap important pour constituer un rapport de force gagnant dans le contexte actuel (voir document d’orientation) et qui nécessite que la continuité syndicale fasse l’objet d’une attention toute particulière des syndicats.
Car dans nos structures, la section de retraités est pour l’essentiel encore la seule à prendre cette question avec sérieux, mais se heurte à des difficultés objectives.

Elle ne peut être de la seule responsable des retraités. On ne peut la concevoir sans coopération.

Cela implique un travail en commun sur la vie syndicale, section retraitée et syndicat, la connaissance des syndiqués en instance de départ à la retraite, pour établir des listes, faire un suivi, proposer le stage de formation … « bien vivre sa retraite » – le prochain aura lieu les 4 & 5 décembre à l’UL de Malakoff-

Par ailleurs, la syndicalisation massive des retraités, ne peut se faire qu’en investissant les lieux de vie des intéressés et par une activité syndicale de proximité.

Nos objectifs peuvent se résumer ainsi à deux axes d’actions : Garder nos syndiqués qui arrivent à la retraite et Gagner des nouveaux syndiqués parmi les retraités déjà existants.

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